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La Directive cadre sur l’eau (DCE)  a pour objectifs majeurs « le bon état des eaux » et la non-dégradation de l’existant. Sur le bassin Seine-Normandie, l’objectif assigné aux eaux de surface est d’atteindre le bon état écologique sur les deux tiers des masses d’eau.

Les grands principes

Depuis la première loi sur l’eau du 16 décembre 1964, la politique publique française de l’eau en France n’a cessé d’être renforcée afin de répondre aux enjeux structurants suivant :

  • l’accès à l’eau potable et à l’assainissement des eaux usées pour tous ;
  • la prévention des risques liés à l’eau ; 
  • la préservation des ressources en eau et des milieux aquatiques ; 
  • la prévention des pollutions permanentes et accidentelles ; 
  • le développement durable des activités liées à l’eau (industrie, loisirs, transport…) ; 
  • l’assurance d’une production agro-alimentaire ayant des impacts limités sur le milieu et les ressources.

La gestion de l’eau actuelle est basée à la fois sur la législation française et sur des directives européennes spécifique (DCE, DERU, Directive « nitrates », etc.).

L’Entente Oise-Aisne assure conjointement avec l’Agence de l’eau Seine-Normandie (AESN), le financement d’un programme annuel d’aides aux collectivités locales et à leurs groupements pour les travaux qu’elles souhaitent réaliser en matière d’aménagement et d’entretien régulier des rivières sur lesquelles elles ont acquis la compétence.

L’Entente Oise-Aisne réalise des travaux en rivières domaniales non navigables (DNN Oise Aisne) depuis sa création, en qualité de maître d’ouvrage délégué.

  

Coulée de boue

                                                           Coulée de boue

 

 

Les phénomènes d’érosion des sols et de ruissellement ont pris de l’importance sur le bassin versant de l’Oise depuis les années 80. Outre l’altération des terres de culture, ces manifestations ont des conséquences sur le rendement au cours de la saison de culture, mais aussi à long terme, sur les biens (coulées de boue) et les personnes (submersions de routes, inondations), sur la qualité des eaux (turbidité) par l’apport de bactéries, de produits phytosanitaires et de matières en suspension, et enfin, sur les habitats aquatiques (colmatage de frayères).

 

 

          Tableau des facteurs d’émission du ruissellement

                                                     Facteurs d’émission du ruissellement

 

Deux groupes d’actions sont complémentaires : les solutions agronomiques et les solutions hydrauliques.

Parce que les phénomènes sont latents, il convient d’anticiper en proposant des dispositifs préventifs (bandes enherbées, fossés, zones tampons…) et des modes d’usage des sols adaptés (favoriser les prairies dans les fonds de vallées, éviter les cultures de maïs sur les versants à forte pente…). Au-delà de ces actions de prévention des acteurs agricoles, des mesures curatives peuvent être envisagées et s’avérer plus adaptées aux problématiques hydrauliques importantes replacées à l’échelle d’un bassin versant.

 

Les actions préventives à préconiser

Typologie d’actions:

 

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Principes des mesures hydrauliques au regard des enjeux en vallées d’Oise

S’agissant de l’impact sur les inondations, les mesures sur les versants sont généralement totalement inefficaces sur les fortes crues qui correspondent à des épisodes météorologiques soutenus qui saturent tous les dispositifs à petite échelle. Toutefois, deux situations bien précises justifient le recours à de telles actions dans une stratégie globale de lutte contre les inondations des fortes crues :

  • Sur les sous-bassins d’affluents qui confluent en aval d’un aménagement de surstockage qui restitue un hydrogramme « plat » 

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Hydrogramme en aval de Savigny  : Simulation de la crue de décembre 1993 en aval de Savigny-sur-Aisne. En bleu, l’hydrogramme tel qu’observé. En rouge, l’hydrogramme régulé par les aménagements de Varennes-en-Argonne et Savigny-sur-Aisne. On observe un plateau de trois jours.

 


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Hydrogramme de crues Château-Porcien : Simulation de la crue de décembre 1993 à Château-Porcien (08). En bleu, l’hydrogramme tel qu’observé. En rouge, l’hydrogramme régulé par les aménagements de Varennes-en-Argonne et Savigny-sur-Aisne. Le plateau s’est dégradé du fait de nombreuses pointes de débit en provenance des affluents, d’où l’intérêt d’une régulation pour lisser les apports.

 

  • En tête de bassin de la branche réputée la plus lente (cas de l’Aisne) pour retarder la genèse de la crue (un retard, même sans gain en cote, peut être très bénéfique à une confluence)

Quelques outils permettant d’agir hydrauliquement: ripisylves, bandes enherbées, fascines, fossés de diversions, fossés inondant-drainant, retenues temporaires de micro-talwegs sur parcelles (diguettes), banquettes allongées de versant, haies transverses, seuils à pertuis ouvert et à continuité de radier, etc.

  

Agir sur les affluents : un objectif ciblé dans la stratégie d’actions de l’EPTB Oise Aisne

Au-delà de son intérêt environnemental, l’augmentation du temps de concentration des eaux ruisselées permet d’agir sur l’horloge des crues et par la même de réduire significativement les dommages à la confluence d’affluents. En complément des dispositifs de surstockage, qui assurent la régulation du pic de crue, un ralentissement de la genèse de la crue pourrait augmenter encore le déphasage à la confluence Oise-Aisne.

Ce retard se traduit par des gains en centimètres et donc en réduction de dommages. De telles mesures pourraient ainsi être mises en œuvre sur les hauts bassins de l’Aire et de l’Aisne pour temporiser au maximum la crue de l’Aisne, qui arrive toujours après la crue de l’Oise à Compiègne (exemple de projection économique :  1h de retard de l’Aisne  à la confluence avec l’Oise  = 1 cm d’abaissement de la ligne d’eau en aval = ~ 6 M€ d’économie de dommages).

Enfin, les techniques d’hydraulique douce peuvent induire une diminution du volume au-delà du débit de consigne d’un aménagement de surstockage, ce qui en retarde l’éventuelle saturation. Des actions sur les versants en amont des ouvrages de ralentissement dynamique placés en tête de bassins pourraient avoir une efficacité même si elle est très difficilement quantifiable à ce stade des investigations.

L’Entente réalise d’ailleurs des études spécifiques sur des opérations pilotes (dont affluents des Crêtes préardennaises) qui permettront de préciser plus finement l’efficacité de telle mesures tant sur le volet hydraulique qu’environnemental.

 

 

Ce site environnemental exceptionnel en Picardie pour l’accueil de l’avifaune a été restauré écologiquement et aménagé pour l’accueil du public et des scolaires par l’Entente Oise Aisne. Au-delà de son utilisation dans le dispositif de lutte contre les inondations, ce site de 93 ha, réaménagé avec le soutien financier de l’Agence de l’eau  (pentes douces, zones de nidification, île et îlots, plantations, postes d’observation, sentier pédagogique, panneaux de sensibilisation…) permet le maintien et l’expression de potentialités écologiques très élevées. La réserve est classée « espace naturel sensible » et accueille également le premier tronçon de la Trans’Oise, voie verte du département, sur laquelle chacun peut se promener et bénéficier des aménagements réalisés par l’Entente (piste cyclable, observatoires à oiseaux, panneaux d’information).


L’effectif de plus de 1000 oiseaux hivernants, dont plusieurs espèces assez rares, a été régulièrement dépassé ces vingt dernières années. Le site a également un intérêt botanique (Orchis négligé, Orchidée des prairies humides protégée par la loi, etc.). On peut également observer sur le site un cortège assez complet d’espèces de libellules.

 

C7_etangs_vu_du_cielDes animations à destination des petits et des grands

L’Entente Oise-Aisne vous propose des animations pédagogiques gratuites d’une durée de 2 heures adaptées à chaque public (techniques, grand public, scolaires) et  aux programmes ou modules pédagogiques de l’enseignement (semaine classes d’eau, semaines régionales de l’environnement, etc.). Une partie du site comprenant une zone humide et un arboretum est réservée à l’accueil des groupes scolaires.


Exemples de thèmes pouvant composer un programme d’animation : les zones humides, la vie des eaux douces (les plantes, les animaux, les empreintes), la rivière et ses débordements (dont cycle de l’eau), à la découverte des oiseaux d’eau, arboretum (initiation et observation), aménagements de lutte contre les inondations, etc.

 

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Téléchargez le dépliant de présentation de la réserve écologique de l’Ois’eau et la plaquette de présentation de la réserve écologique de l'Ois'eau