Etre inondé est toujours dramatique... Il est cependant possible de prendre des précautions pour limiter les dégâts et ne pas se laisser « submerger ».

Les pluies ruissellent pour partie et s’infiltrent suivant les caractéristiques des sols. Lors de pluies très importantes, la saturation des sols finit par être atteinte et le ruissellement devient total, induisant des apports conséquents à la rivière et une masse d’eau très abondante qui ne peut plus s’écouler dans le seul lit mineur ; la rivière déborde. La crue est un phénomène naturel, elle est bénéfique à l’écosystème, elle recharge les nappes, elle maintient les zones humides et bénéficie aux milieux aquatiques, notamment par la remise en eau des annexes comme les frayères.

 

La présence d’enjeux dans le lit majeur constitue un risque : une crue d’une amplitude suffisante va inonder le secteur à enjeux et provoquer des dégâts. Le risque est bien la présence d’enjeux dans une zone inondable, et non la survenance d’une catastrophe naturelle dans une zone urbaine. C’est pourquoi les politiques de lutte contre les inondations doivent se limiter à réguler les crues moyennes (au moins décennales), dès lors que l’urbanisation est totalement contrôlée par des Plans de prévention des risques d’inondation (PPRI).

 

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Des crues de faible ampleur (quelques années de période de retour) produisent déjà des dommages à l’habitat et à l’industrie. Toutefois, la récurrence du phénomène laisse penser que les propriétaires ont une bonne connaissance de ce risque et savent le gérer. Le Code civil prévoit d’ailleurs qu’il revient au citoyen de se protéger contre les risques naturels.

Pour de petites crues, des solutions locales (merlon en terre, muret de protection) peuvent être mises en œuvre par les propriétaires: ces aménagements sont en général assez discrets (quelques dizaines de centimètres de hauteur tout au plus). Des actions sur les habitations peuvent aussi être envisagées pour diminuer les dommages en cas de crue ; un programme expérimental d’aide aux particuliers pour de tels travaux est lancé depuis 2009 par l’Entente auprès d’une dizaine de communes candidates.

7 sites depuis 2013

L’Entente met en œuvre depuis sa création en 1968 des actions de lutte contre les inondations bénéficiant depuis 2000 de Contrats de plan Etat-Région.

Au ressortir des Plans d’actions et de prévention des inondations (PAPI) et conventions des précédents CPER en phase d’achèvement, les Contrats de projets interrégionaux Etat-Régions (CPIER) 2007-2013 ont trouvé une légitimité dans le cadre du Plan Seine, élaboré par l’Etat, qui rassemble des actions orientées tant vers la prévention des risques que vers l’environnement.

 

Ce vaste programme de 25,8 M€ consacre de nombreux projets dont 6 sites majeurs visant à écrêter les crues d’une période de retour supérieure à 10 ans environ correspondant à l’optimum économique de régulation et 1 site expérimental sur des versants. Le coût de l’ensemble du programme tel qu’envisagé à l’horizon 2013 (2016 pour les travaux) est estimé à environ 50 millions d’euros d’investissement. Il s’ensuivra une diminution du coût moyen des dommages d’inondation de 15 millions d’euros par an environ. Cet investissement est ainsi amorti en moins de 4 ans, ce qui démontre l’intérêt de privilégier les mesures visant à atténuer les crues moyennes.
Téléchargez l’état d’avancement du programme d’investissement 

 

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Une stratégie de gestion du risque sur l’ensemble du bassin versant

Ce programme d’actions et ses évolutions ont abouti en 2009 à la publication d’une stratégie de gestion du risque à l’horizon 2013 permettant à chacun de s’approprier les enjeux et les objectifs de lutte contre les inondations. La démarche associe des ouvrages de surstockage en amont, des leviers de protections localisées et des politiques préventives complémentaires (aides aux collectivités, protections rapprochées, réduction de la vulnérabilité, aménagement des versants, lutte contre le ruissellement, etc.).

 

Au nom de la solidarité de bassin, l’EPTB Oise Aisne trouve ainsi toute sa légitimité à réaliser des ouvrages dynamiques et statiques (sites de surstockage, ouvrages rustiques sur les affluents, etc.) sur certains territoires moyennant l’indemnisation occasionnelle des dégâts aux cultures au profit des populations distantes. De plus, une complémentarité est recherchée entre les aménagements de surstockage, les aménagements visant à limiter la dégradation des gains au gré des apports des affluents et les protections rapprochées en aval.

 

Les actions de réduction de la vulnérabilité viennent également compléter le dispositif dans les zones à enjeux.

 

 

Le leitmotiv de l’Entente est également de pouvoir mener de front en partenariat avec les acteurs locaux, les objectifs conjoints de lutte contre les inondations et de préservation de l’environnement en développant des typologies d’actions convergentes.

 

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Télécharger la stratégie de gestion du risque 2013

 

Agir sur l’aléa : une goutte d’eau écrêtée en amont génère des économies de dommages cumulatifs à la société

Le ralentissement dynamique, technique privilégiée par l’Entente pour agir sur l’aléa en amont du bassin, a deux conséquences : la diminution du débit de pointe et le retardement de la crue.

La première conséquence est toujours améliorante, la seconde est améliorante ou aggravante, suivant l’horloge des crues aux confluences. La stratégie de l’Entente vise donc à laminer la pointe de crue qui aurait générée d’important dommages tout au long de son parcours, tout en augmentant le déphasage des crues de l’Oise et de l’Aisne à la confluence. En effet, 1 cm écrêté en amont du bassin de l’Aisne augmente le déphasage d’une heure à la confluence Oise Aisne générant ainsi une économie de dommages supplémentaires à la société estimée à 6 M €.

 

Dommages_estims_pour_une_crue_centennale

 

Dommages estimés pour une crue centennale.

Hormis l’agglomération rethéloise et dans une moindre mesure Soissons et Rethondes, l’Aisne crée peu de dommages tout en apportant 2/3 du débit à la confluence avec l’Oise. La vieille Oise (en amont de Compiègne) impacte notamment Hirson, Guise et Chauny-Tergnier-La Fère. L’Oise canalisée concentre l’essentiel des dommages.

 

Ainsi,   la crue de l’Aisne étant en retard sur la crue de l’Oise, la stratégie de ralentissement dynamique doit être plus soutenue sur cet affluent afin de respecter l’horloge des crues du bassin. L’optimum économique de régulation de la branche de l’Aisne se situant au débit décennal, deux aménagements seulement, en amont, permettraient d’atteindre cet objectif : l’un à Varennes-en-Argonne (55), l’autre à Savigny-sur-Aisne (08). L’ouvrage de Varennes-en-Argonne générerait 78 M € d’économies de dommages à la société en retardant la crue de l’Aisne de 13 heures.

 

 

Le programme de lutte contre les inondations de l’EPTB Oise Aisne : un premier pas vers la Directive Inondation

Ce programme d’actions, riche techniquement et éprouvé par l’opérationnalité de Longueil-Sainte-Marie (60) et de Proisy (02), s’inscrit d’ores et déjà pour partie dans les objectifs de la directive européenne relative à la gestion des inondations (DI) publiée en novembre 2009. En effet, la transposition de cette directive, dont l'objectif est d'aider les États membres à prévenir et à limiter les inondations et leurs conséquences néfastes pour la santé, l'environnement, les infrastructures et les biens, représente une opportunité unique pour l’Entente d’étoffer sa politique de prévention et de l’asseoir durablement dans un cadre national.


Téléchargez la Directive européenne relative à la gestion des inondations

 

Les sites d'écrêtement des crues opérationnels

Le site de Longueil-Sainte-Marie (60)

Le site de Proisy (02)

 

Les sites d'écrêtement des crues en phase d'études

Le projet de Saint-Michel (02)

Le projet de Varennes-en-Argonne (55)

Le projet de Montigny-sous-Marle (02)

Le projet de Vic-sur-Aisne (02)

Le projet de Longueil II (60) 

 

Opération convergente de lutte contre les inondations et de préservation de l'environnement

L'opération pilote des Crêtes préardennaises

L'expérimentation d'Aizelles

Le projet PAPI Verse

 

 

La carte des sites et projets

 

 carte

Le programme de réduction de la vulnérabilité du bâti

En complément de ses actions sur l’aléa, l’Entente Oise-Aisne s’est engagée fin 2008 dans un programme pilote de réduction de la vulnérabilité aux inondations du bâti.

Ce programme, mené sur des communes candidates durant une durée de 3 ans, consiste à accompagner des particuliers volontaires dans une approche de réduction de la vulnérabilité de leur habitat (favorisation d’un retour à la normale rapide, limitation des dommages et pertes matérielles, sécurisation des personnes).

Pour mener à bien cette mission, l’Entente propose aux particuliers de faire réaliser un diagnostic de leur habitat par un professionnel mandaté par l’Entente. Ce diagnostic, ainsi que certains travaux préconisés par ce spécialiste, font l’objet d’aides majorées apportées par l’Entente Oise-Aisne et la commune candidate.

 

B6_Noyon_rue_inondeInondations de Noyon, 2007

 

Cette démarche à destination des particuliers fait partie d’une offre aux communes qui souhaitent s’engager dans une approche globale de connaissance du risque et de réduction de la vulnérabilité. Ainsi, l’Entente Oise Aisne dans le cadre d’un conventionnement global peut accompagner les collectivités sur des actions d’information préventive (préparation de réunions, pose de repères de crue…), de maîtrise du risque (demande de PPRI), d’élaboration des plans communaux de sauvegarde (PCS), etc.

  

A ce jour, les communes de Noyon (60) et Marle (02) sont les plus avancées dans la déclinaison de ce programme.

Téléchargez la plaquette du programme

Exemple  de travaux

 

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Le service de prévision des crues (SHAPI-SPC)

En 2002, le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable a engagé la réforme de l’annonce des crues. Elle vise à améliorer le service rendu au public et aux maires. Depuis juillet 2006, cette réforme se traduit par la mise en œuvre opérationnelle d’un système d’information rénové : la procédure de vigilance crues.

 

Le Service central d’hydrométéorologie et d’appui à la prévision des inondations (SCHAPI) tient donc un rôle important dans la prévision des inondations. Son champ d’intervention s’est étendu à l’ensemble des risques d’inondation le long des principaux cours d’eau et à l’hydrométrie, notamment la modernisation et la gestion de la base nationale de données hydrométriques. Les prévisionnistes des 22 services de prévision des crues (SPC) surveillent les précipitations et les niveaux des cours d’eau du réseau réglementaire.

 

Les prévisionnistes coproduisent aussi, avec ceux de Météo-France, un volet particulier de la vigilance météorologique, la vigilance « pluie - inondation », lorsque de fortes précipitations, pouvant donner lieu à des inondations, sont prévues.

 

Sur le bassin de la Seine Normandie, cette réforme a consisté à transformer les 14 Centres d’Annonce de Crue en 4 Services de Prévision des Crues (SPC) au sein des services déconcentrés de l’Etat conformément au schéma directeur approuvé le 22 décembre 2005 :

  • Oise Aisne (hors Val d’Oise) - Service de la navigation de la Seine
  • Seine moyenne (dont Oise dans le Val d’Oise), Yonne et Loing - DRIEE Ile de France
  • Seine amont, Marne et Aube - DIREN Champagne Ardenne
  • Seine aval et Normandie - DDE Seine Maritime

Les SPC ont donc pour mission de créer sur les bassins versants des pôles de compétences capables de passer de l'annonce à la prévision des crues. Leurs actions sont coordonnées par le SCHAPI.

 

Le SPC Oise Aisne

Le Service de prévision des crues sur le bassin de l’Oise et de l’Aisne, basé à Compiègne, est géré par le Service de la navigation de la Seine. Il assure une veille hydrométéorologique permanente et recueille les informations pluviométriques fournies par Météo France et les informations hydrométriques des stations gérées par les Directions Régionales de l'Environnement (DREAL).

 

A partir de ces données, il élabore quotidiennement des bulletins de vigilance crues ainsi que des prévisions de cotes et de débits en cas de risque de crue.

 

Le SPC Oise-Aisne surveille les rivières de l'Aisne et de l'Oise jusqu'à leur entrée dans le département du Val d'Oise ainsi que quatre de leurs principaux affluents: l'Aire, la Serre, le Thérain et le Thon.

Pour plus d’informations :

Le Service de la navigation de la Seine

Le SPC Oise Aisne : Vigicrue

 

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Le SPC Oise Aisne

 

Prévision et gestion dynamique de la crue de l'Oise amont de janvier 2011

 

Partenariat SPC-ENTENTE

Dans la nuit du 6 au 7 janvier 2011, des pluies très importantes se sont abattues sur l'amont du bassin de l'Oise. Elles ont provoqué la fonte d'une quantité importante de neige. La conjugaison des deux phénomènes a généré une crue d'importance inconnue depuis près de 100 ans à Hirson. L'ampleur du phénomène a conduit le Service de Prévision des Crues Oise-Aisne (SPC-OA) à activer  le protocole d'alerte de l'Entente-Oise-Aisne convenu préalablement. Ce protocole prévoit d'informer en temps réel l'Entente de l'ampleur et de la dynamique de la crue. Il permet à l'Entente Oise-Aisne de gérer au mieux les ouvrages d'atténuation dynamique des crues dont elle est maître d'ouvrage.

 

Le SPC-Oise-Aisne a ainsi fourni des prévisions adaptées aux besoins de l'Entente-Oise-Aisne. L'horaire d'arrivée du pic de crue au niveau de l'ouvrage de sur-stockage de Proisy et la confirmation d'une non aggravation de la crue ont notamment été communiqués.  Les informations fournies par le SPC-OA ont ainsi contribué au remplissage de la zone de sur-stockage  au moment opportun par l'Entente Oise-Aisne au cours de la nuit du 7 au 8 janvier 2011.

 

Le SPC-OA a  constaté un écrêtement sensible de la crue en deçà de 5 m à la station de mesure hydrographique de Flavigny, située à l'aval proche de l'ouvrage de Proisy entre le 7 janvier vers 9H00 et le 8 janvier vers 6H00. Après cet instant une faible augmentation de la cote a été constatée, elle correspond au changement de consigne de l'ouvrage de Proisy lorsque le réservoir a été rempli.

 

La crue de janvier 2011 a confirmé l'intérêt des synergies de proximité entre la prévision des crues menée par le SPC-OA et la gestion des ouvrages opérée par l'Entente Oise-Aisne pour améliorer la gestion dynamique des volumes d'eau en cas de crue importante. Ce partenariat actif, de la genèse des projets jusqu'à la gestion des ouvrage, a conduit à une meilleure maitrise du risque d'inondation.

La crue de l'Oise de janvier 2011 montre l'intérêt d'un tel partenariat.

 

Contacts : Le service de prévision des crues de l'Oise et de l'Aisne - Daniel Boilet, Bertrand de Bruyn

 

Le site internet Vigicrues

Le site internet http://www.vigicrues.gouv.fr informe le public sur le risque de crue prévu et le niveau de vigilance à adopter, selon la gravité de la situation.

 

On peut y consulter une carte identifiant les tronçons de cours d’eau surveillés ainsi qu’un bulletin d’information national et local qui précise l'ampleur et l'évolution prévue de la crue. Les données sont actualisées deux fois par jour et aussi souvent que nécessaire en cas de crue importante. Les données de cotes et de débit des stations hydrométriques y sont également accessibles en temps réel, au rythme de collecte du Service de prévision des crues.

 

La vigilance crues, à l’instar de la vigilance météorologique, est basée sur 4 codes-couleur attribués selon le niveau de vigilance.

 

Vert : pas de vigilance particulière requise.

 

Jaune : risque de crue ou de montée rapide des eaux n'entraînant pas de dommages significatifs, mais nécessitant une vigilance particulière dans le cas d'activités saisonnières et/ou exposées.

 

Orange : risque de crue génératrice de débordements importants susceptibles d’avoir un impact significatif sur la vie collective et la sécurité des biens et des personnes.

 

Rouge : Risque de crue majeure. Menace directe et généralisée de la sécurité des personnes et des biens.

 

 


Vue de synthse du site pilote de Longueil-Sainte-Marie 60Vue de synthèse du site pilote de Longueil-Sainte-Marie (60)

 

 

Les travaux du projet pilote de Longueil-Sainte-Marie ont commencé le 14 novembre 2005 et se sont achevés en octobre 2009.

 

Ce projet s’inscrit dans la stratégie de ralentissement dynamique des crues développée par l’Entente Oise-Aisne, à la suite des crues catastrophiques de 1993 et 1995. Les ouvrages ont été étudiés et mis en place de manière à atténuer les conséquences des inondations. Il s’agit d’un système constitué de 5 casiers de stockage latéraux comprenant 50 étangs, d’ouvrages de liaisons (buses, chenaux et dalots) et d’ouvrages permettant le remplissage (3 déversoirs, 10 vannes).

 

D’un coût total de 10 millions d’euros, le site permet d’éviter 90 millions d’euros de dommages et de pertes économiques à chaque forte crue. Il s’étend sur 1 250 hectares répartis sur huit communes de l’Oise.

 

Les communes concernées par l’emprise  de l’aménagement sont : Chevrières, Houdancourt, Longueil-Sainte-Marie, Rhuis, Rivecourt, Pont-Sainte-Maxence, Pontpoint et Verberie.

 

La gestion des ouvrages consiste en la régulation des niveaux des plans d'eau gravitairement avec un abaissement de ceux-ci en cas de prévision de crue susceptible mettre en service l'ouvrage, afin d'optimiser la capacité de stockage des différents plans d'eau. Les ouvrages de régulation sont télé-gérés par un automate pour permettre le remplissage des casiers afin d’assurer l'écrêtement de la pointe de crue tout en préservant la sécurité des ouvrages.

 

Cet aménagement est prévu pour fonctionner pour des crues de périodes de retour comprises entre 20 et 50 ans (il serait donc activé en moyenne une année sur vingt).


Le périmètre d’influence s’étend de Compiègne (en amont) jusqu’à la Seine. Le site offre une exceptionnelle capacité de stockage (15 Mm3) et il est situé en amont immédiat d’agglomérations vulnérables comme Creil et Pont-Sainte-Maxence. Ces deux communes bénéficieront de 18 cm de réduction de la montée maximale des eaux pour la crue de type 1993. Le site a été financé dans le cadre du CPER 2000-2006.

Lien de téléchargement : Plaquette du site de Longueil-Sainte-Marie

 

 

Une réserve écologique unique dans l’Oise

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La réserve écologique de l’Ois’eau

 

Au regard des résultats de l’étude préalable relative au projet d’aménagement contre les fortes crues, plusieurs actions à caractère environnemental ont été proposées et réalisées.

 

Au-delà de la réalisation d’une frayère à Verberie, l’Entente a également acquis puis réaménagé 3 étangs (93ha) sur la commune de Pont-Sainte-Maxence (60). Le projet d’acquisition et de réaménagement de ces anciennes gravières par l’Entente reposait avant tout sur un objectif de lutte contre les inondations et sur le constat de potentialités écologiques élevées, en particulier pour l’accueil des oiseaux d’eau. L’Entente s’est par conséquent positionnée en faveur d’un réaménagement important du site avec le soutien financier de l’Agence de l’eau : créations de haut fonds, bas  fonds, triples berges, ilots, plantations, observatoires, etc. et de la réalisation d’un chemin piétonnier,  premier tronçon de la voie verte du Département (Trans’Oise) cofinancé par le Conseil général de l’Oise.

 

Les propositions de réaménagement écologique retenues par l’Entente sont issues de recommandations conjointes du Conservatoire d’espaces naturels de Picardie et du Parc naturel régional Oise Pays de France. Un partenariat avec l’Agence de l’eau Seine-Normandie a permis de réaliser une signalétique et des plaquettes de communication.

L’Entente dispense également des animations auprès des scolaires (dont classes d’eau).

En savoir plus....

La « Directive européenne inondations » (DCI)

La Directive européenne 2007/60/CE du 23 octobre 2007 relative à l'évaluation et à la gestion des risques d'inondation (JOUE L 288, 06-11-2007, p.27) va profondément influencer la stratégie de prévention des inondations en Europe, puisqu’elle impose la production de plan de gestion des risques d’inondations sur des bassins versants sélectionnés au regard de l’importance des enjeux exposés.

Dans le cadre de son programme de lutte contre les inondations, l’Entente Oise-Aisne met en place un réseau de mesures qui vient compléter les équipements gérés par le SPC Oise-Aisne.

Les données récoltées en temps réel, sont issues de deux types d’instruments de mesure :
- des sondes de mesures de hauteurs d’eau,
- des pluviomètres.

Afin d’accéder à ces données, cliquez sur les stations de la carte ci-dessous :

carte_bassin_oise_web Guise Proisy Etréaupont Le Fayau La Vaux La Saulces La Foivre Le Saint-Lambert

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