Des crues de faible ampleur (quelques années de période de retour) produisent déjà des dommages à l’habitat et à l’industrie. Toutefois, la récurrence du phénomène laisse penser que les propriétaires ont une bonne connaissance de ce risque et savent le gérer. Le Code civil prévoit d’ailleurs qu’il revient au citoyen de se protéger contre les risques naturels.

Pour de petites crues, des solutions locales (merlon en terre, muret de protection) peuvent être mises en œuvre par les propriétaires: ces aménagements sont en général assez discrets (quelques dizaines de centimètres de hauteur tout au plus). Des actions sur les habitations peuvent aussi être envisagées pour diminuer les dommages en cas de crue ; un programme expérimental d’aide aux particuliers pour de tels travaux est lancé depuis 2009 par l’Entente auprès d’une dizaine de communes candidates.

 

Pour les crues de période de retour de 5 à 10 ans, les dommages commencent à être plus conséquents et peuvent concerner des quartiers dont une protection appropriée peut avantageusement être recherchée par la commune ou la communauté de communes, sous la forme d’ouvrages de protection accompagnés des nécessaires compensations.


Pour des crues de période de retour supérieure à 10 ans, l’événement devient par définition une catastrophe naturelle et des solutions locales ne sont plus forcément adaptées : le retrait de nombreuses zones à l’expansion naturelle des crues crée des impacts en amont et en aval et aggrave ainsi le risque alentours. C’est pourquoi il convient de rechercher des solutions curatives à plus grande échelle, sur d’autres territoires. L’établissement de bassin qu’est L’Entente Oise-Aisne trouve toute sa légitimité à réaliser des aménagements sur certains territoires et qui profitent à des populations distantes. C’est la déclinaison de la solidarité de bassin voulue par ses membres fondateurs.

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