7 sites depuis 2013

L’Entente met en œuvre depuis sa création en 1968 des actions de lutte contre les inondations bénéficiant depuis 2000 de Contrats de plan Etat-Région.

Au ressortir des Plans d’actions et de prévention des inondations (PAPI) et conventions des précédents CPER en phase d’achèvement, les Contrats de projets interrégionaux Etat-Régions (CPIER) 2007-2013 ont trouvé une légitimité dans le cadre du Plan Seine, élaboré par l’Etat, qui rassemble des actions orientées tant vers la prévention des risques que vers l’environnement.

 

Ce vaste programme de 25,8 M€ consacre de nombreux projets dont 6 sites majeurs visant à écrêter les crues d’une période de retour supérieure à 10 ans environ correspondant à l’optimum économique de régulation et 1 site expérimental sur des versants. Le coût de l’ensemble du programme tel qu’envisagé à l’horizon 2013 (2016 pour les travaux) est estimé à environ 50 millions d’euros d’investissement. Il s’ensuivra une diminution du coût moyen des dommages d’inondation de 15 millions d’euros par an environ. Cet investissement est ainsi amorti en moins de 4 ans, ce qui démontre l’intérêt de privilégier les mesures visant à atténuer les crues moyennes.
Téléchargez l’état d’avancement du programme d’investissement 

 

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Une stratégie de gestion du risque sur l’ensemble du bassin versant

Ce programme d’actions et ses évolutions ont abouti en 2009 à la publication d’une stratégie de gestion du risque à l’horizon 2013 permettant à chacun de s’approprier les enjeux et les objectifs de lutte contre les inondations. La démarche associe des ouvrages de surstockage en amont, des leviers de protections localisées et des politiques préventives complémentaires (aides aux collectivités, protections rapprochées, réduction de la vulnérabilité, aménagement des versants, lutte contre le ruissellement, etc.).

 

Au nom de la solidarité de bassin, l’EPTB Oise Aisne trouve ainsi toute sa légitimité à réaliser des ouvrages dynamiques et statiques (sites de surstockage, ouvrages rustiques sur les affluents, etc.) sur certains territoires moyennant l’indemnisation occasionnelle des dégâts aux cultures au profit des populations distantes. De plus, une complémentarité est recherchée entre les aménagements de surstockage, les aménagements visant à limiter la dégradation des gains au gré des apports des affluents et les protections rapprochées en aval.

 

Les actions de réduction de la vulnérabilité viennent également compléter le dispositif dans les zones à enjeux.

 

 

Le leitmotiv de l’Entente est également de pouvoir mener de front en partenariat avec les acteurs locaux, les objectifs conjoints de lutte contre les inondations et de préservation de l’environnement en développant des typologies d’actions convergentes.

 

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Télécharger la stratégie de gestion du risque 2013

 

Agir sur l’aléa : une goutte d’eau écrêtée en amont génère des économies de dommages cumulatifs à la société

Le ralentissement dynamique, technique privilégiée par l’Entente pour agir sur l’aléa en amont du bassin, a deux conséquences : la diminution du débit de pointe et le retardement de la crue.

La première conséquence est toujours améliorante, la seconde est améliorante ou aggravante, suivant l’horloge des crues aux confluences. La stratégie de l’Entente vise donc à laminer la pointe de crue qui aurait générée d’important dommages tout au long de son parcours, tout en augmentant le déphasage des crues de l’Oise et de l’Aisne à la confluence. En effet, 1 cm écrêté en amont du bassin de l’Aisne augmente le déphasage d’une heure à la confluence Oise Aisne générant ainsi une économie de dommages supplémentaires à la société estimée à 6 M €.

 

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Dommages estimés pour une crue centennale.

Hormis l’agglomération rethéloise et dans une moindre mesure Soissons et Rethondes, l’Aisne crée peu de dommages tout en apportant 2/3 du débit à la confluence avec l’Oise. La vieille Oise (en amont de Compiègne) impacte notamment Hirson, Guise et Chauny-Tergnier-La Fère. L’Oise canalisée concentre l’essentiel des dommages.

 

Ainsi,   la crue de l’Aisne étant en retard sur la crue de l’Oise, la stratégie de ralentissement dynamique doit être plus soutenue sur cet affluent afin de respecter l’horloge des crues du bassin. L’optimum économique de régulation de la branche de l’Aisne se situant au débit décennal, deux aménagements seulement, en amont, permettraient d’atteindre cet objectif : l’un à Varennes-en-Argonne (55), l’autre à Savigny-sur-Aisne (08). L’ouvrage de Varennes-en-Argonne générerait 78 M € d’économies de dommages à la société en retardant la crue de l’Aisne de 13 heures.

 

 

Le programme de lutte contre les inondations de l’EPTB Oise Aisne : un premier pas vers la Directive Inondation

Ce programme d’actions, riche techniquement et éprouvé par l’opérationnalité de Longueil-Sainte-Marie (60) et de Proisy (02), s’inscrit d’ores et déjà pour partie dans les objectifs de la directive européenne relative à la gestion des inondations (DI) publiée en novembre 2009. En effet, la transposition de cette directive, dont l'objectif est d'aider les États membres à prévenir et à limiter les inondations et leurs conséquences néfastes pour la santé, l'environnement, les infrastructures et les biens, représente une opportunité unique pour l’Entente d’étoffer sa politique de prévention et de l’asseoir durablement dans un cadre national.


Téléchargez la Directive européenne relative à la gestion des inondations