Le budget primitif 2018

 

 

Contrairement aux années précédentes, le budget primitif pour l’exercice 2018 sera présenté au Comité syndical en début d’année, au mois de mars.

 

Ce décalage dans le calendrier devra permettre de reprendre par anticipation le résultat de l’exercice 2017 et de faire face ainsi à une diminution des contributions des départements. En effet, avec l’entrée en vigueur de la GEMAPI, les établissements publics de coopération intercommunale, devenus compétents dans le domaine, adhèreront progressivement à l’Entente. Les premières adhésions ne seront effectives au mieux qu’en milieu d’année 2018. Les départements conservent leur rôle dans la structure durant une période transitoire de deux ans, pendant laquelle la continuité des projets en cours sera assurée.

 

La section de fonctionnement :
Les services :
Les dépenses de personnel évoluent selon un rythme maîtrisé. Cette évolution tient notamment compte de la réforme « Parcours professionnels, carrières et rémunérations », mise en œuvre l’année dernière, sur une année pleine. Elle tient compte également de l’indemnité compensatrice mise en place dans le cadre de la hausse de la CSG.

Aucun nouveau recrutement n’est budgété à ce stade. Toutefois, au fur et à mesure de l’adhésion de nouveaux membres à l’Entente, il pourrait être envisagé de procéder à certains recrutements pour accompagner la montée en charge de l’activité. Ces recrutements devront bien entendu être « adossés » à l’inscription en recettes de fonctionnement de nouvelles ressources liées à des adhésions. Les charges à caractère général sont stables par rapport aux années précédentes.

 

L’entretien des sites :
Au titre de ses dépenses, l’Entente consacre, comme chaque année, des crédits pour l’entretien des aires d’écrêtement des crues de Longueil-Sainte-Marie et de Proisy. Ces dépenses visent à permettre à ces ouvrages de jouer pleinement leur rôle. L’entretien du site de Longueil-Sainte-Marie consiste à faucher les digues (environ 6 000 m), entretenir les 32 buses et les 8 vannes. Pour le site de Proisy, l’entretien consiste à faucher la digue (1 000 m) et assurer l’entretien électrique et mécanique de l’ouvrage.

Les crédits prévus au budget sont identiques à ceux de l’exercice précédent, avec une marge pour faire éventuellement face à des frais de réparation imprévus.

Conformément aux DUP-DIG relatives à ces aménagements, les communes qui en sont bénéficiaires participent financièrement aux charges récurrentes d’entretien et de maintenance.

 

Les aides aux collectivités :
L’évaluation du reste à payer sur les aides aux collectivités est la suivante :
- restauration : 51 795 €
- inondation : 229 264 €
- entretien : 168 927 €

Une prévision « raisonnable » de décaissement, au vu de l’avancement des dossiers dans chaque domaine, sera inscrite au budget primitif.

 

Le dérasement du seuil Pasteur :
Le dérasement du seuil Pasteur devra permettre d’améliorer le passage des crues dans Hirson et de rétablir la continuité écologique. Le projet a été ralenti en raison du retard dans la réalisation du diagnostic écologique. Il devrait être réalisé dans le courant de l’année 2018, ce qui permettra la poursuite des études et le démarrage de certaines prestations de travaux.
L’équilibre du projet est assuré par un financement de l’Agence de l’eau.

 

La section d’investissement :
Le programme de lutte contre les inondations :
Ce programme sera un poste de dépenses important de l’année 2018, avec le début des travaux de l’ouvrage de Montigny-sous-Marle. Les premiers décaissements pour cette construction sont estimés à plus de 5 millions d’euros.

 

La réalisation des travaux à Aizelles est également prévue, ainsi qu’une partie des travaux du PAPI Verse, notamment sur les affluents.

 

La poursuite des études pour les projets de Vic-sur-Aisne et Longueil II fait l’objet aussi d’une inscription de crédits en 2018.

 

La lutte contre le ruissellement :
Une somme d’environ 77 000 € est prévue pour le démarrage des projets d’aménagement de lutte contre le ruissellement.

 

Les rivières domaniales non navigables :
Le programme de travaux en rivières domaniales non navigables, sous convention de mandat avec l’Etat, comprendra, en 2018, des actions d’enlèvement d’encombres. Ces travaux seront entièrement financés par une contribution de l’Etat.